Le CES au secours des tortues marines en Nouvelle-Calédonie
L’organisme consultatif demande aux trois provinces d’harmoniser leur réglementation et de dégager des moyens pour la faire respecter. Les provinces du Nord, du Sud et des Îles doivent harmoniser leur réglementation en matière de protection des tortues marines. C’est l’affirmation posée vendredi 29 juin 2007 par le Conseil économique et social (CES) de Nouvelle-Calédonie réuni à Nouméa. La question peut paraître singulière. Mais le CES s’est intéressé au sujet, fort du constat qu’en dépit des mesures de protection internationales, la population des tortues marines ne cesse de diminuer et que certaines espèces sont en passe de disparaître. Or, la Nouvelle-Calédonie abrite un important site de ponte dans l’océan Pacifique.
Ennemi mortel
La pêche est aujourd’hui interdite. Tout comme la vente ou l’exportation de carapaces. Mais reste le problème des moyens pour mettre en œuvre ces interdictions sur le terrain, et tout particulièrement lorsque les reptiles viennent pondre sur les plages. Moment critique pour la survie de l’espèce. Dans son avis, le CES recommande l’élaboration d’un véritable code de l’environnement calédonien. Il juge indispensable l’adhésion et la participation active des autorités coutumières pour sensibiliser la partie de la population qui, par tradition, reste aujourd’hui attachée à la chasse aux tortues. Dans une intervention, Gérard Jodar de l’USTKE, a fait valoir que la protection effective et généralisée des tortues sur l’ensemble du territoire supposait la mise en place de moyens importants. Autre ennemi mortel des tortues marines, les sacs plastiques jetés à la mer dans lesquelles elles s’étouffent. Le CES encourage la tendance qui pousse à leur raréfaction.