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En partenariat avec la Fondation Nature & Découvertes

Une espèce menacée d’extinction à Djibouti (Ethiopie)

A Djibouti, vivent quatre espèces de tortues marines : les vertes, caret, caouane et luth que l’on rencontre au Ghoubet et pèsent jusqu’à 600kg. Toutes ces espèces sont menacées par l’activité humaine et figurent sur la liste rouge de l’UICN (Union Mondiale pour la Conservation de la Nature). Elles sont menacées par la pêche, la destruction des récifs coralliens et des sites de nidification que génèrent les activités touristiques de plus en plus croissantes.

La pêche. Les principales menaces auxquelles sont confrontées les tortues marines sont les filets de pêche dans lesquelles elles se retrouvent accidentellement coincées ou enchevêtrées et qui conduisent à leur mort. La chasse pour la viande et les carapaces, la collecte des œufs et la destruction des sites de nidification par les pêcheurs ou les touristes constituent également des menaces pour cette espèce protégée par des conventions internationales ainsi qu’une réglementation nationale.

Le ramassage des œufs. Il est à noter qu’une jeune tortue de mer parcourt des milliers de kilomètres pour y pondre ses œufs et revient généralement 30 ans après à la plage où elle est née. La tortue atteint généralement l’âge et peut vivre jusqu’à 200 ans.

Durant la saison de reproduction (mars - avril), il existe de grands dangers, tant pour la tortue mère que pour les petites tortues à venir.

D’une part les œufs constituent un mets apprécié par les pêcheurs artisanaux qui les ramassent. D’autre part les tortues nouvellement écloses, petites et vulnérables, sont exposées aussi à l’attaque de nombreux prédateurs lors de leur trajet de retour jusqu’à la mer (pêcheurs, oiseaux marins, les chats sauvages et le corbeau domestique). Sur une centaine d’œufs, seuls quelques-uns parviendront à l’âge adulte.

La chasse. Les tortues adultes, peu à l’aise à terre, sont victimes de la chasse que leur fait l’homme, particulièrement en ce qui concerne les tortues vertes, dont la viande est très prisée par des touristes à tel point que l’on voit des restaurants qui affichent dans la liste de leur menu de la viande de tortue.

L’urbanisation des côtes. L’urbanisation constitue la troisième menace : il arrive en effet de plus en plus que les tortues, désorientées par les lumières lors de leur retour vers la mer, se dirigent vers les habitations et non vers la mer. Par ailleurs, nous savons que les tortues pondent leurs œufs sur les plages de la côté djiboutienne et des îles. Or, suite à l’accélération du développement urbain et de l’aménagement de l’espace côtier, il y a de moins en moins de plages disponibles pour les tortues.

Les actions de protection. Face aux nombreuses menaces ainsi identifiées, des actions de protection des tortues marines s’avèrent nécessaires.

C’est pourquoi la communauté internationale a adopté des conventions visant leur protection. Ainsi la Convention de CITES et la Convention sur la Diversité Biologie dont notre pays est signataire préconisent des mesures de protection des tortues marines.

En application de ces conventions internationales le Gouvernement djiboutien a adopté le décret n°2004-0065/PR/MHUEAT du 22 avril 2004 qui interdit la capture et la vente des tortues marines et de leur dérivée.

Le Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme, de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire (MHUEAT) a mené une action de sensibilisation auprès des restaurants qui servaient aux clients la viande de tortue.

Les restaurants qui servent de la viande de tortue marine doivent en effet savoir qu’ils sont en infraction par rapport aux textes de loi régissant l’environnement et risquent de lourdes amendes. Les MHUEAT a aussi procédé plusieurs fois, avec l’aide de la Police et de la Gendarmerie, à la saisie des carapaces et des œufs de tortue afin de décourager le commerce illicite de ces produits et de favoriser par là même la conservation de cette espèce menacée d’extinction.

Des moyens appropriés. Inquiet de l’exploitation intensive et de la disparition de cette espèce, le Ministère chargé de l’Environnement a également mis en place des moyens appropriés comme la surveillance des écosystèmes, la protection des îles Moucha et Maskali qui sont des Aires Marines protégées (AMP). Ces dernières abritent une faune marine souvent très rare, dont les espèces sont très menacées telles que les tortues marines.

La protection de l’environnement reste une priorité pour le gouvernement et particulièrement pour le Ministère de l’Environnement car les fonds marins djiboutiens regorgent de vie mais surtout c’est la rencontre de l’océan Indien avec la mer Rouge qui offre la possibilité d’observer des espèces uniques au monde, telle que la tortue marine.

Cependant, la protection indispensable de ces espèces qui reflète la beauté et la richesse de notre environnement marin nous concerne tous et c’est pourquoi nous demandons à l’ensemble de la population de ne pas être complice et de ne pas participer à cette horrible chasse de tortues ou à l’achat des objets de souvenir tels que les œufs et les carapaces. C’est la meilleure façon d’éviter le déclin irréversible des populations de tortues marines vivant dans la région.

(Extrait du Bulletin d’information et de sensibilisation du MHUEAT : " Espace ")

source: La Nation
Projet initi�par l'association Graines d'Iles, sous la responsabilit�de Barbara Martel

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