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Localisation > Océan indien > La Réunion

L’année de la tortue se termine bien !

par B.M - le 12 décembre 2006

Une intervention chirurgicale réalisée par les Docteur-vétérinaires Sigogne et Melot sur une tortue olivâtre accueillie au centre de soins de Kélonia, a réussie. Cette tortue, rare dans la zone, a été capturée accidentellement par un pêcheur de St Gilles. La tortue ayant avalé l’hameçon celle-ci a été ramenée à terre pour être confiée à Kelonia, l’observatoire des tortues marines.

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Pour retirer l’hameçon, une anesthésie est nécessaire d’autant que la tortue olivâtre possède un bec extrèmement puissant (voir caractéristiques de l’espèce). Il semble que le type d’hameçon utilisé : hameçon circulaire, ait permis de limiter les lésions et a facilité l’extraction de celui-ci. En effet, les hameçons classiques pénètrent beaucoup plus profondément ce qui complique l’extraction et occasionne des traumatismes importants. L’opération a été pratiquée à la clinique vétérinaires de l’hermitage. Puis la tortue a été ramenée au centre de soins de Kélonia, où elle s’est réveillée normalement et a depuis retrouver une activité normale. La tortue devrait commencer à se nourrir aprés une semaine.

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Les pêche accidentelles sont la troisième cause de mortalité des tortues marines à La Réunion aprés les chocs avec les bateaux (coque ou hélice), l’ingestion d’objets en plastique. La sensibilisation des pêcheurs, l’emploi de technique de pêche sélective, et l’expérience acquise pour les interventions chirurgicales doit permettre de maîtriser l’impact de la pêche.

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La tortue olivâtre Lepidochelys olivacea est la plus petite des tortues marines. Elle mesure 70cm pour un quarantaine de kilos. Elle se nourrit de crustacés essentiellement, dont elle broue la carapaces grâce à un bec puissant. La particularité biologique principale de cette espèce, réside dans son mode de reproduction. Les femelles montent par milliers, et parfois centaines de milliers, sur les plages, sur une période de quelques jours. Ce phénomène appelé Arribadas a été observé pour la première fois en Amérique Centrale, mais se produit également sur la côte Indienne d’Orissa. Il s’agit d’une statégie de reproduction originale qui permet de compenser l’importance de la prédation par la concentration de spécimen sur un espace restreint.

Article rédigé par Stéphane Ciccione

Directeur

Centre d’Etude et de Decouverte des Tortues Marines de La Réunion

BP 40

97436 Saint Leu (Réunion - France)

mèl : stephane.ciccione@tortuemarine-reunion.org

web : www.tortuemarine-reunion.org

tél : 0262 34 81 10

depuis l’étranger (code international) 262 262 34 81 10

fax : 0262 34 76 87

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