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En partenariat avec la Fondation Nature & Découvertes
Localisation > Afrique > Benin

Présenté par Justine DOSSA

par B.M - le 21 août 2006
Sêdjro Justine Dossa, originaire du Bénin, est Ingénieur des Travaux en Aménagement et Protection de l’Environnement, titulaire d’un DEA en Gestion de l’Environnement/ Option Dynamique des Ecosystèmes et Aménagement du Territoire.

Justine a commencé par travailler sur les tortues marines depuis 2003 pour son mémoire d’Ingénieur sur " Statut et caractéristiques des habitats de ponte des populations de tortues marines sur la côte béninoise" et après son mémoire de DEA sur "Evaluation de la pression de la pêche maritime artisanale sur les tortues marines sur la côte de Grand-Popo au Bénin".

Depuis novembre 2005, elle conduit une étude sur les aires de croissance et d’alimentation des tortues marines sur la côte gabonaise. Cette étude qui traite de deux aspects essentiels : le régime alimentaire des tortues marines à écaille (toutes les autres tortues marines sauf la tortue luth) et leurs habitats marins, constitue son sujet de thèse.

(JPG) Le Bénin est l’un des pays de la façade atlantique de l’Afrique longue de 14.000 km qui détient des corridors de migration, des aires alimentaires et des sites de nidification d’un grand intérêt pour six espèces de tortues marines ; Caretta caretta, Lepidochelys kempii, Lepidochelys olivacea , Chelonia mydas, Eretmochelys imbricata, Dermochelys coriacea (Fretey, 2001).

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Plage de Grand Pop

Les tortues marines sont inscrites à l’annexe I de la convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS) qui vise à conserver les espèces migratrices terrestres, marines et aériennes dans l’ensemble de leur aire de répartition. Le Bénin en procédant à la ratification de cette convention par la loi N° 83 - 204 du 31-05-1983, manifeste encore une fois son adhésion au constat fait par l’humanité quant à la pression inquiétante que subissent les ressources biologiques. Les tortues marines sont donc déclarées intégralement protégées par la loi N° 87-014 du 21-09-1987 portant réglementation de la protection de la nature et de l’exercice de la chasse au Bénin.

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Nid artificiel de tortue

La République du Bénin a de plus participé au Mémorandum d’accords sur les mesures de conservation pour les tortues marines de la côte atlantique de l’Afrique (Côted’Ivoire, 1999). Il s’engage à cet effet à assurer la protection stricte des tortues marines sur la côte béninoise, à fournir des données scientifiques sur leur abondance, leur distribution et l’état de leur conservation. Cependant, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer consécutivement à ces engagements, les tortues marines continuent de subir une pression inquiétante de la part des populations locales.

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Analyse d’un nid de tortue luth

Quatre des six espèces de tortues marines sont présentes dans les eaux territoriales béninoises. Il s’agit de Chelonia mydas, Dermochelys coriacea, Lepidochelys olivacea, Eretmochelys imbricata récemment capturées dans les eaux béninoises. Toutefois, d’après nos recherches, seulement deux d’entre elles (Dermochelys coriacea et Lepidochelys olivacea) nidifient sur la côte béninoise. La question ici est de savoir pourquoi les autres espèces de tortues marines ne montent pas sur la côte béninoise pour pondre ? De plus, les effectifs et le nombre de tortues marines recensés, comparés aux informations reçues auprès des populations par enquête, montrent que les tortues marines sont en nette régression sur la côte béninoise. Malgré la ratification des textes juridiques protégeant les tortues marines au Bénin, leurs prélèvements demeurent intempestifs. Il serait paradoxal de protéger de façon efficace ces espèces migratrices sur une partie de leur aire de distribution pour les voir tuées sur d’autres côtes.

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Nouveau-né de tortue olivâtre

Un renforcement des actions de protection est donc exigible ce qui n’est possible que par la maîtrise de l’évolution de leur situation, des taux de prélèvement par la pêche accidentelle par saison. Pour combler le manque de données scientifiques sur ces espèces et aborder toutes ces préoccupations, nous nous sommes assignés la tâche d’étudier le statut et les caractéristiques des habitats de ponte des tortues marines puis la pression des activités de pêche maritimes artisanales sur ces dernières au Bénin. De plus, nous avons commencé actuellement l’étude des aires de croissance et d’alimentation des tortues marines sur les côtes gabonaises qui représentent le deuxième site d’intérêt international de tortues ; ceci nous permettra d’approfondir nos connaissances sur ces patrimoines fauniques universels afin de mieux les protéger.

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Séance d’éducation à l’environnement

Les résumés de présentation de nos rapports de mémoire d’Ingénieur et de celui du DEA (Version française et Anglaise) sont annexés aux textes.

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Pour tout lecteur intéressé et souhaitant parcourir davantage les documents complets, veuillez écrire à l’auteur aux courriels ci-après : justicoul@yahoo.fr ou setinedos@yahoo.fr

Documents en telechargement :

Résumé mémoire d’Ingénieur - 74 ko
Résumé DEA - 86.1 ko
Articles dans MTN - 1.3 Mo
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