Convention sur la diversité biologique (CDB), Rio de Janeiro, 1992

On estime que cette Convention est la plus globale dans son approche de la conservation de toutes les espèces végétales, animales et même microbiennes de la planète. Elle a trois principaux objectifs – la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments, et le partage juste et équitable des avantages découlant de certaines utilisations. En ce qui concerne la « conservation, » elle reconnaît la nécessité de mesures de conservation in situ et ex situ mais préfère les premières et note également l’importance primordiale de « l’approche écosystémique » pour la conservation des habitats essentiels.

En matière « d’utilisation durable », la Convention note l’importance de la planification, sur la base de données réelle concernant la nature et l’état des populations des différentes espèces. En effet, la seule mesure spécifique que les Parties s’engagent directement à entreprendre lors de leur adhésion à la Convention est un inventaire de leur diversité biologique, axé notamment sur les « écosystèmes et habitats: comportant une forte diversité, de nombreuses espèces endémiques ou menacées, ou des étendues sauvages; nécessaires pour les espèces migratrices; ayant une importance sociale, économique, culturelle ou scientifique; ou qui sont représentatifs, uniques ou associés à des processus d’évolution ou d’autres processus biologiques essentiels ».

On notera que la CDB ne mentionne pas les eaux internationales et les espèces qui les peuplent. Elle s’applique cependant à ces espèces puisqu’elle précise expressément que « les Parties contractantes appliquent la présente Convention, en ce qui concerne le milieu marin, conformément aux droits et obligations des Etats découlant du droit de la mer ». Plus important peut-être, la Conférence des Parties à la CDB, très active, a choisi l’état de la diversité biologique des « zones marines et côtières » comme thème prioritaire des prochaines années. La CDB est entrée en vigueur en 1993; elle compte actuellement 196 Parties contractantes l’ayant ratifiée (168 signatures). En 2002, au sommet pour la terre de Johannesburg, 110 Etats parties à cette convention se sont fixés un objectif à remplir d’ici 2010, à savoir arriver a une baisse substantielle du rythme actuel d’appauvrissement de la biodiversité aux niveau mondial, régional et national.

Les stratégies et les plans d’action nationaux pour la biodiversité (SPANB) sont les principaux instruments de mise en œuvre de la Convention au niveau national (article 6).

À ce jour, un total de 185 sur 196 Parties (94%) ont élaboré des SPANB conformément à l’article 6.

Site officiel : http://www.cbd.int