Définition:

On attribue à chaque femelle venant pondre une carte d’identité.

Méthode:

Pour identifier chaque tortue, on la marque selon deux méthodes différentes:

Une ancienne méthode:

Le marquage est réalisé par la pose d’une bague métallique sur les pattes postérieures de la tortue. La bague doit être bien fixée sans pour autant gêner la tortue. Sur chaque bague sont inscrits un numéro d’immatriculation et au verso le lieu où le marquage a été fait.

Problème: les bagues se perdent facilement.

 

Nouvelle méthode:

Le marquage se fait par l’implantation d’une puce magnétique (transpondeur magnétique codé et passif ou PIT). Cette puce est implantée à l’aide d’un trocard. Le PIT est ensuite lu par un lecteur qui fait apparaître sur écran son code.

L’implanteur est une seringue à piston, dotée d’un simple ressort, sur laquelle se fixe un trocard. L’injection se fait dans les tissus de l’épaule droite de la tortue.

Avantage: le code est international, infalsifiable, non modifiable et à durée de vie infinie.

Inconvénient: le code ne peut être lu que par des personnes équipées du lecteur (scanner) adéquate.

Système de seringue pour injecter le PIT

 Lecture du PIT implanté dans les tissus de l’épaule de la Tortue luth

Objectifs:

L’identification des tortues permet entre autre de:

– quantifier la population nidifiant (capture et recapture),

– estimer le nombre de ponte par femelle durant une saison

  • Voici un exemple  d’application de l’identification des tortues marines

    Synthèse des retours de bagues de tortue luth Dermochelys coriacea sur le territoire de la Guadeloupe (2005 à 2010) par le Réseau Tortues Marines Guadeloupe.
    On y observe que les tortues ne pondent pas pour la plupart sur la même plage mais plus dans une aire biogéographique donnée.